Deux (2) hélicoptères militaires sud-africains ont survolé la ville des Gonaïves les 24 et 25 décembre 2003, selon des témoins. Ces appareils à bord desquels étaient montés des soldats lourdement armés ont effectué un va-et-vient dans le ciel de la Cité de l’Indépendance, déplorent les membres du Front Anti-Aristide.

Les responsables du Front dénoncent ces « actes d’intimidation » de la part du Pouvoir Lavalas qui, selon eux, prépare une tuerie aux Gonaïves à l’occasion du Bicentenaire de l’Indépendance. Le porte-parole du Front, Winter Etienne, précise que la population des Gonaïves ne restera pas les bras croisés. « Le peuple de Dessalines est prêt à mourir pour défendre sa liberté », a laissé entendre le porte-parole du Front Anti-Aristide. Il a appelé la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis, à réagir pour dénoncer les nombreuses violations des droits humains commises aux Gonaïves par la Police et des partisans de Jean Bertrand Aristide.

Depuis le déclenchement de la mobilisation anti-gouvernementale dans la Cité de l’Indépendance le 23 septembre suite à l'assassinat deux (2)jours plus tôt du chef d'OP Lavalas, Amiot Métayer, plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées et arrêtées, selon un bilan du Front.

A quelques jours de la célébration des deux cents de l’Indépendance d’Haïti, la ville des Gonaïves est toujours sous haute tension. Les gonaïviens, pour la plupart, sont restés chez eux pour éviter d’être la cible des tirs nourris qui fusent de partout dans la ville.

Le président de l’Association des Entrepreneurs de l’Artibonite (AEA), Pierre Robert Auguste, dénonce la présence des soldats étrangers sur le sol national à quelques jours de la célébration du Bicentenaire de l’Indépendance d’ Haïti. M. Auguste invite le Nonce Apostolique et l’Organisation des Nations Unies (ONU) à se prononcer sur la question.