Les responsables du Ministère de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) sont préoccupés mais non alarmés par la maladie qui a déjà causé la mort de plusieurs dizaines de porcs dans l'artibonite.

Le directeur du Programme de Santé animale, Max Milien et le directeur général du MARNDR, Lionel Valbrun, soutiennent qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle variante de la peste porcine. Des échantillons de prélèvements ont été récemment acheminés dans des laboratoires américains afin d'identifier la maladie.

M. Milien indique qu'à ce stade des études les experts croient qu'il s'agit d'une maladie bactérienne. Les symptômes et les premiers résultats des analyses ont permis d'identifier un groupe de 6 maladies dont seraient victimes les porcs de l'artibonite.

Les autorités déclarent que cette maladie est sans danger pour l'homme assurant que la viande de porc peut être consommée. En attendant les résultats des analyses les responsables du ministère de l'agriculture mettent en garde contre une propagation de la maladie dans les autres départements.

Pour l'heure 20 % du cheptel porcin dans quelques régions de l'artibonite sont affectés par la maladie communément appelée " rin kasé". Selon un des responsables du programme santé animale du MARNDR les éleveurs doivent éviter de se rendre dans des fermes où des porcs avaient été affectés.

Après l'ouest, l'Artibonite avec 100 000 têtes de bêtes compte le plus important cheptel porcin du pays. Les autorités donnent l'assurance que des dispositions sont prises pour préserver la population porcine.

Entre temps les vétérinaires réalisent des injections d'oxyde de tétracycline aux porcs malades afin d'en sauver quelques uns. Les responsables du MARNDR n'étaient pas en mesure de communiquer des statistiques sur le nombre de porcs morts depuis l'apparition de la maladie.

LLM