Les représentants des institutions financières internationales dont la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), présents lors du débat organisé par le conseil de sécurité de l'ONU ont mis l'accent sur l'importance de la prochaine conférence des bailleurs de fonds.

La directrice générale du Département des pays caribéens de la Banque interaméricaine de développement, Dora Currea, a fait valoir qu'en dépit des progrès accomplis, les crises économique, alimentaire et financière avaient eu un impact dévastateur sur la société haïtienne, sans compter les dégâts et les victimes provoqués par les ouragans de septembre.

C'est pourquoi la Conférence des donateurs de Washington devra être l'occasion de forger un nouveau partenariat en faveur du relèvement d'Haïti, a souligné Mme Currea. Elle a souhaité que de nouveaux fonds soient déboursés pour financer les axes prioritaires de la politique haïtienne. Mme Currea espère que la Conférence aura non seulement pour objectif de faire des annonces de contribution, mais elle devra également permettre d'aligner les programmes bilatéraux sur les besoins les plus urgents du Gouvernement haïtien, sur la base de l'appropriation nationale.

De son coté, la Directrice de la Banque mondiale pour la région des Caraïbes, Yvonne Tsikata, avait indiqué le projet de stratégie de soutien de la Banque mondiale à Haïti 2009 à 2012, sera axé sur la promotion de la croissance et du développement local, l'investissement dans le capital humain et la réduction de la vulnérabilité face aux catastrophes. Elle a rappelé que la Banque mondiale travaille étroitement avec les Nations Unies, à la fois au niveau de la coordination générale des donateurs et sur le plan plus spécifique des projets individuels dont elle est partenaire.

Pour sa part, Corinne Delechat, chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en Haïti, a fait état des difficultés qui demeurent en dépit des progrès accomplis dans sa stabilité macroéconomique. Déplorant les tensions politiques ont ralenti l'adoption du budget, elle a rappelé que le déficit des revenus douaniers exige des mesures urgentes. Elle a déclaré que face à des besoins immenses, les autorités doivent réunir 125 millions de dollars pour mener à bien leurs projets et combler les lacunes budgétaires, sous peine de porter atteinte au fonctionnement de l'État et de menacer le développement social et économique d'Haïti.

LLM