Des responsables d'associations patronales indiquent que le bilan partiel des pertes du secteur privé lors des émeutes d'avril 2008 est d'environ 1.5 millions de dollars américains. Les distributeurs de produits pétroliers avaient enregistré les plus lourdes pertes lors des attaques des groupes de casseurs. 21 stations à essence ont été saccagées ou pillées lors des manifestations contre la cherté de la vie qui avaient causé le renvoi du gouvernement de Jacques Edouard Alexis.

En dépit de multiples démarches auprès des autorités, les entrepreneurs victimes n'ont pas pu obtenir des dédommagements. Selon de nombreux spécialistes l'état avait failli à sa mission de protéger les vies et biens et garantir un climat d'ordre.

Certains propriétaires de stations à essence ont pu se tirer d'affaire à la fin de l'exercice fiscal quoique les indicateurs soient encore au rouge. Ils ont pu obtenir de nouveaux prêts auprès des banques commerciales informe le président de l'Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANADIPP), Randolph Rameau.

Cependant d'autres entreprises sont tombées en faillite, tandis que leurs propriétaires continuent à payer des intérêts sur des prêts contractés avant les émeutes.

Le nouveau comité exécutif de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) entend analyser le dossier afin d'accompagner les hommes d'affaires des différents secteurs dans les démarches auprès des autorités.

Les 9 et 10 avril 2008 plusieurs entreprises commerciales ainsi que des institutions publiques et privées avaient été pillées à Delmas, Pétion ville et Port-au-Prince.

Au delà des pertes financières, Mathias Pierre, membre du comite exécutif de la CCIH, rappelle que les émeutes ont terni l'image du pays. M. Pierre, dont l'entreprise Gama a été saccagée, estime que les émeutes ont découragé des entrepreneurs étrangers qui voulaient créer des emplois en Haïti.

LLM