Les autorités Lavalas sont désormais sur la corde raide, suite à l'installation, il y a une semaine des élus contestés du 21 mai. L'administration Clinton réclame l'annulation des résultats des élections, selon un officiel de haut rang au sein du Département d'Etat cité par le Journal Sun Sentinel.

Selon le quotidien de la Floride, le Gouvernement Clinton doit officiellement lancer cet avertissement aux autorités de Port-au-Prince le mardi 5 août, lors de la session spéciale de l'OEA sur Haïti.

L'officiel cité par le Sun Sentinel prévient qu'Haïti risque de perdre des dizaines de millions de dollars au cas ou le régime lavalas refuserait d'annuler les résultats du scrutin du 21 mai décrié par de nombreux secteurs.

Parmi ces menaces de sanctions figurent le retrait de 20 millions de dollars qui devraient être destinés à l'organisation des présidentielles du 26 novembre.

Les Etats Unis comptent aussi demander aux institutions internationales de financement, de ne pas débloquer de nouveaux fonds. Toutefois, les Etats Unis maintiendraient leur contribution annuelle de 70 millions de dollars au bénéfice de l'éducation, le développement, et la mise en oeuvre des programmes d'infrastructures.

Cependant, l'officiel du département d'Etat fait remarquer au Sun Sentinel que cette aide ne sera pas administrée par le gouvernement lavalas, mais par de ONG et par le secteur privé. Le Sun Sentinel, souligne que des observateurs prédisent un nouveau flot de réfugiés qui chercheraient à obtenir l'asile politique en Floride cette année, en cas de réduction de l'aide des prêts à Haïti. Sun Sentinel rappelle que les américains ont dépensé deux billions de dollars depuis 94 dans le but d'institutionnaliser la démocratie et développer ce pays. Toutefois, le journal indique que ce projet a échoué.

Le journal note qu'Haïti se retrouve sans parlement depuis 99, laissant au Président Préval le champs de diriger le pays comme bon lui semble. Le Sun Sentinel, en rappelant la position des congressmen républicains, de l'opposition haïtienne et d'anciens partisans du régime lavalas, indique qu'on ne peut parler de démocratie florissante en Haïti, mais au contraire, des signes de dictature pointent à l'horizon.