Les écoliers reprennent aujourd'hui le chemin des classes : cette rentrée scolaire s'effectue sur fond de crise économique, une crise qui s'est accentuée avec la flambée des prix des produits essentiels, consécutive à la dépréciation de la gourde par rapport au dollar.

Un crise qui va d'ailleurs encore s'aggraver avec l'augmentation de l'essence. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cette mesure gouvernementale, de fixer au 4 septembre la rentrée scolaire. Mais le Ministère de l'Education Nationale, appuyé par les associations d'écoles privées, est resté ferme sur sa décision. Le gouvernement soutient qu'il faut davantage de jours de classes pour s'approcher du standard international, un principe admis par les syndicats d'enseignants. Mais ces derniers dénoncent l'absence de consensus à ce sujet.

Le Sénateur Edgar Leblanc va encore plus loin, le parlementaire qualifie la décision d'illégale et soutient que c'est la loi qui fixe la date de la rentrée des classes.

Le Ministre de l'Education Nationale n'est pas revenu sur sa décision et de nombreux écoliers risquent de râter cette rentrée.

D'autre part, le Gouvernement Alexis décide de maintenir la subvention en fournitures scolaires afin d'aider les élèves défavorisés à travers le pays.

Le Premier Ministre et le Ministre de l'Education ont lancé le programme de cette année dans une école publique de Poste Marchand, vendredi dernier. Le gouvernement a donc coupé court aux rumeurs qui faisaient état d'une suspension de ce programme, en raison de la crise économique. Selon le Ministre de l'Education, plus de 200 mille uniformes seront distribués aux élèves du pays cette année. Le Ministre a fait remarquer que ce programme sera également au bénéfice de certains établissement scolaires privés. Paul Antoine Bien Aimé parle de l'acquisition de cahiers, stylos et crayons, pour un montant de 10 millions de gourdes.