Une nouvelle journée agitée en perspective, ce mardi, à la capitale. Toute la nuit du lundi au mardi, des pneus n'ont pas cessé de brûler en divers points de Port-au-Prince.

Et, tôt ce matin, à Delmas, à proximité de la Télévision Nationale, une barricade enflammée a été entreposée. La même situation a été constatée en plaine.

Tout ceci augure une folle journée après celle d'hier ponctuée par des morts et des casses de pare-brise de véhicules. Des membres d'organisations populaires suivant les quartiers réclament des élections générales ou des élections législatives le plus tôt possible et protestent contre le coût de la vie.

Nous avons appris qu'une brigade de la CIMO (compagnie d'intervention policière) contrôlait la zone de La Saline (au bas de Port-au-Prince). Cependant, on craint un retour des manifestants au courant de la journée.

Les autorités restent passives face à la poursuite de ce climat d'anarchie en plein période électorale. le Gouvernement n'a pas encore réagi face à cette situation.

Ce matin, des voitures ont été cassés par des pierres que des groupes d'organisations populaires lançaient sur les automobilistes, dans les régions notamment de Carrefour-Feuilles, Boulevard Jean Jacques Dessalines et Delmas. On incite les automobilistes à la prudence.

Des bandes armées rivales étaient en action hier à Cité Soleil faisant deux blessés parmi des écoliers. Ces incidents ont éclaté à la suite de l'assassinat d'un résident du quartier de Bélékou à Soleil 17.

Les enfants victimes se rendaient à l'école quand elles ont été atteintes par balles, suite à des affrontements entre des groupes rivaux. L'un des enfants a du subir une intervention chirurgicale à l'HUEH.

Hier, un agent de la Police Judiciaire a été grièvement blessé par balles à la rue de l'Enterrement à Port-au-Prince. Anius Jean Astrenne a du être opéré d'urgence à l'Hôpital Général.

Les assaillants qui l'ont attaqué sont partis avec son arme de service. Le Policier suit des cours à la Faculté de Droit des Gonaïves.