La tension était vive, hier dans plusieurs quartiers populaires du centre-ville, notamment à Sans-Fil, où des membres d'organisations populaires lançaient des pierres et des bouteilles dans toutes les directions.

Les auteurs de ce mouvement réclament du CEP une date pour la tenue des législatives et locales, et du gouvernement Lavalas des mesures pour stopper la dépréciation de la gourde.

Le processus électoral est désormais otage de la violence. Mort d'hommes, véhicules brisés, c'est l'empreinte de cette journée de manifestations d'organisations populaires sur fond de revendications d'ordre électoral.

Ces OP réclament des élections générales et promettent d'y arriver par tous les moyens.

Les réactions sont nombreuses : Le MPSN fustige le comportement du Gouvernement Lavalas dans le cadre des violentes manifestations des OP. Le MPSN estime que le Président Préval est en train de jouer la carte de la violence pour tenter de créer le chaos dans le pays.

Le Parti Louvri Baryè condamne l'action des OP, hier dans les rues de Port-au-Prince, le PLB affirme que la violence ne fera qu'aggraver la situation dans le pays. Le Parti Louvri Baryè fait appel aux responsables du pouvoir pour qu'ils mettent tout en oeuvre pour stopper cette violence.

L'Espace de Concertation condamne l'action des OP pro-lavalas dans les rues de la capitale, et accuse directement le pouvoir en place, dans ces violences enregistrées à Port-au-Prince. Les dirigeants de l'Espace de Concertation invitent les automobilistes victimes, à faire parvenir la facture des dégâts au Palais National.

L'OPL réprouve les violences qui ont marqué la capitale hier. Pour l'Organistation du Peuple en Lutte, il s'agit d'une opération montée par le pouvoir pour entraver le processus électoral. La direction de l'OPL appelle les autorités à assumer leur responsabilité pour que les citoyens puissent vaquer à leurs occupations.

"L'action des OP proches du pouvoir hier dans les rues de Port-au-Prince, rappelent celle des membres de FRAPH" : ces commentaires sont de René Théodore. Pour le dirigeant du MRN, un groupe minoritaire ne peut pas prendre en otage toute une population qui entend exercer son droit de vote.

René Théodore accuse ouvertement le pouvoir en place, suite à ces violences qui ont perturbé la vie de la capitale. Les spécialistes ont repris du service, et le plus inquiétant dans ce climat d'anarchie, c'est la violence affichée par les partisans d'élections législatives dans le meilleur délai et ceux qui se déclarent en faveur de l'organisation d'élections générales. Le processus électoral est entré dans une zone de haute turbulence aux conséquences imprévisibles.