Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, promet une réforme du secteur énergétique afin de favoriser l'accès au courant électrique à tous les citoyens. Il y a des décisions difficiles à prendre pour que les haïtiens aient accès à l'énergie électrique, a dit M. Moïse qui a marqué jeudi les 100 premiers jours de son administration.

Dans le secteur énergétique M. Moïse entend s'inspirer de sa stratégie dans les prix des produits pétroliers. Il veut couper les subventions de l'état de l'ordre de 250 millions de dollars par an.

L'entrepreneur promet de continuer la politique de M. Martelly qui avait déjà lancé un processus de réforme du secteur énergétique. Il n'envisage pas une privatisation au sens stricte mais un partenariat public privé.

M. Moïse promet de créer une structure devant gérer la production, le transport, la distribution et la commercialisation de l'énergie électrique au pays.

L'EDH, l'entreprise publique produisant l'énergie électrique, ne peut efficacement commercialiser le produit.

De plus le président Moïse s'insurge contre les clauses de l'achat d'énergie par l'EDH. Dans les contrats signés entre l'État et les fournisseurs privés d'électricité, sur chaque 100 kilowatts qu'ils produisent, l'État paie 85 kilowatts et ne rentre que 22% de la consommation, déplore M. Moïse qui veut renégocier les contrats.

Il prône des concessions à des entreprises étrangères désirant financer et gérer pour un certain temps des constructions dans le pays. « Nous allons réduire drastiquement les dépenses de l'État. Chaque gourde qui sort du Trésor public doit être justifiée et les résultats visibles », a dit M. Moïse pour justifier l'impérieuse nécessité de couper la subvention dans le secteur énergétique. M. Moïse n'est pas effrayé par l'ampleur des investissements nécessaires dans le secteur notamment pour interconnecter les dix départements. Des spécialistes estiment qu'il faudra trouver des financements de l'ordre de 250 millions de dollars américains.

LLM / radio Métropole Haïti