L'ex chef de la Police haïtienne, Mario Andrésol est préoccupé par la détérioration du climat sécuritaire. Intervenant à l'émission Le Point de Télé Métropole, M. Andrésol a attiré l'attention sur certaines dérives pouvant empêcher une action efficace des forces de l'ordre.

Il déplore des tentatives de politisation de la police assurant que ceci contribuera à intensifier l'insécurité.

Par ailleurs l'ex chef de la police confirme que des hommes politiques sont complices des chefs de gang afin de s'assurer du vote des citoyens lors des élections. M- Andrésol révèle que ces hommes politiques interviennent auprès du système judiciaire afin d'obtenir la libération de certains criminels appréhendés.

. De l'avis de M Andrésol de nombreux parlementaires sont complices des gangs dans les quartiers populeux. Toutefois il assure n'avoir jamais révélé les liens entre les politiques et des chefs de gang incarcérés.

M. Andrésol redoute un scénario catastrophe si les forces de l'ordre ne parviennent pas à démanteler les gangs dans la région métropolitaine. Si les chefs de gang s'allient dans le cadre d'une alliance politique pour perpétrer un coup d'état il n'est pas sûr que l'état pourra réagir, prévient-il. Cette situation peut se produire dit-il faisant valoir que ces criminels veulent obtenir l'immunité.

De plus il insiste sur la nécessité de lutter contre la contrebande pour empêcher l'approvisionnement en armes et munitions des gangs.

Interrogé sur l'opération au Village de Dieu, M. Andrésol considère qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction. Il faut maximiser la prévention pour éviter les répressions, a y-il dit plaidant pour la présence permanente de la police et des autres organismes de l'état dans ce bidonville.

LLM / radio Métropole Haïti