Les groupes armés qui terrorisent les populations dsns l'artibonite peuvent provoquer une crise humanitaire. Une organisation communautaire, Centre d'animation paysanne et d'action communautaire (Capac) estime que plus de 2 000 paysans sont déplacés en raison des violences des gangs.

Les habitants fuient les violences dans les terres rizicoles contrôlées désormais par les gangs. Les groupes armés du chef de gang Arnel Joseph contrôleraient des zones cultivables, dans les localités de Savien, la commune de Petite Rivière de l'Artibonite, les communes de l'Estère et de Marchand Dessalines.

Les éleveurs sont également en difficulté puisque l'alimentation des animaux se rarifie en raison des assauts des groupes armés.

En outre les bandits, recherchés par les forces de l'ordre, volent des camions transportant des marchandises dans le bas artibonite.

Le sénateur Youri Latortue appelle les autorités policières à rétablir l'ordre pour que les paysans puissent reprendre les productions de riz notamment.

Les personnes déplacées et les vols des marchandises ont été dénoncées par les entrepreneurs et les organisations de la société civile.

Le porte parole de la Police, Michael Ange Louis Jeune, a fait valoir qu'il revient aux autorités policières de fixer le timing pour l'opération des forces de l'ordre. Mieux vaut une opération différée qu'une opération hâtive provoquant le décès de citoyen paisible, a dit le commissaire Louis Jeune justifiant l'absence d'opération contre le gang d'Arnel Joseph.

LLM / radio Métropole Haïti