Le président de la commission sécurité et justice du Sénat, Jean Renel Sénatus, affirme que la situation sécuritaire est alarmante. A l'issue d'une audition avec les membres du haut état major de la Police, le sénateur Sénatus a dressé le constat d'une détérioration des conditions sécuritaires notamment au cours de cette année.

25 policiers ont été tués par des gangs au cours du premier semestre tandis que pour l'ensemble de l'année 2018 le nombre de policiers tués était de 17.

De plus 517 cas d'assassinats violents ont été recensés pour le premier semestre alors que pour l'année écoulée 698 cas ont été répertoriés.

Dans le souci de créer des outils pour favoriser la lutte contre les gangs, la commission a promis de diligenter une enquête sur la disparition de 50 armes à feu au Palais National en 2012. De plus le sénateur Sénatus fait remarquer que le Sénat a voté un projet de loi sur le contrôle des armes à feu.

Si la loi est votée à la Chambre des députés, elle permettra d'avoir un contrôle efficace des armes à feu en circulation.

De plus il soutient que les gangs armés sont labellisés politique ou social. Les gangs politiques sont liés à des autorités politiques qui exercent un contrôle sur une région, révèle le sénateur Sénatus.

Selon le président de la commission les parlementaires ont promis d'adresser le problème de budget qui freine les actions des forces de l'ordre.

LLM / radio Métropole Haïti