C'est un tour de vis supplémentaire que le gouvernement haïtien a donné dans son souci de faire respecter les dispositions de l'état d'urgence. Les multiples interventions des ministres pour accompagner les citoyens à respecter l'etat d'urgence n'ont donc pas convaincu les haïtiens.

Les amendes de 15 000 gourdes, les 15 jours de détention et les 15 jours de travaux d'intérêt général visent en réalité à dissuader les citoyens. Plusieurs dirigeants s'interrogent sur l'applicabilité de ces dispositions.

Changeux Mehu, responsable d'un syndicat de transpoeteur , se demande comment les chauffeurs pourront interdire aux passagers d'entrer dans les tap tap s'ils n'ont pas des masques. De plus il se demande comment les chauffeurs pourront pourront nettoyer en maintes occasions les véhicules.

Par ailleurs les chauffeurs ne pourront pas respecter les prescrits de l'article 6 qui interdit un rassemblement de 5 personnes. Dans le transport en commun les chauffeurs sont en permanence en compagnie d'une vingtaine de personnes.

Par ailleurs le gouvernement exhorte les fonctionnaires à prêcher par l'exemple durant la période de l'État d'uegence. Les fonctionnaires de l'état seront sanctionnés de 30 jours d'emprisonnement ou d'une amende de 25 000 gourdes en cas de violation des prescrits.

LLM / radio Métropole Haïti