Un décallage de temps avait empêché à la police de protéger le local de l'espace de concertation incendié samedi, par des membres d'organisations populaires, selon le Directeur Général de la Police Nationale Haïtienne, Pierre Denizé.

Le Chef de la Police a réfuté les accusations de passivité de l'institution face à des actes de violences à Port-au-Prince, en soulignant la présence de patrouilles policières samedi dernier, devant le local de l'OPL, devant ceux de radio Vision 2000 à Lalue, et de la Chambre de Commerce à La Cité de l'Exposition, sur lequel des menaces d'incendie pesaient à la suite des funérailles de Jean Dominique.

Toutefois, ces mesures de prévention n'ont pas empêché aux membres d'OP de mettre le feu au local de la KID et dépit de la présence des agents de la compagnie d'intervention et de maintien de l'ordre (CIMO) quelques minutes avant l'incendie.

Interrogé sur le comportement passif des policiers présents lors de cet acte, Pierre Denize affirme que si ces agents étaient là, cela indique qu'ils avaient l'ordre d'agir.

"Si tel n'est pas le cas, nous allons chercher le mobile", a renchéri le responsable de la police. La police n'a effectué aucune arrestation lors de ces voies de faits, a par ailleurs confirmé son Directeur Général, Pierre Denizé.