L'actualité, c'est d'abord l'entente qui a été trouvée entre la présidence et le Conseil Electoral Provisoire autour d'un nouveau calendrier électoral.

Le Conseil Electoral Provisoire n'a pas encore confirmé officiellement la date retenue avec l'Exécutif pour l'organisation du premier tour des législatives, municipales et locales.

D'ailleurs, la majorité des membres de l'institution évitent de se prononcer sur la question, puisqu'il n'y a aucune précision en ce qui a trait au second tour. Toutefois, le conseiller Carlo Dupiton a soufflé la date du 21 mai sans pouvoir rassurer sur d'autres points clé du processus électoral.

La date du deuxième tour n'a pas été encore choisie et doit faire l'objet d'un autre accord entre l'Exécutif et le Conseil, selon Carlo Dupiton. Ces élections destinées à renouveler la 46 ème législature et à mettre en place les collectivités territoriales, ont été reportées à deux reprises par le CEP en raison de problèmes techniques.

L'existence de ces problèmes avait été confirmée à la fois par des techniciens de la Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux (IFES), du PNUD et de CEP. La directrice de l'IFES avait même évoqué la possibilité d'une catastrophe si ces irrégularités n'étaient pas corrigées.

Le Président Préval avait alors exigé de l'organisme électoral, une évaluation du processus électoral, avant de fixer des dates qui ne soient pas susceptibles d'être renvoyées. Reconnaissant la justesse de cette demande, les conseillers électoraux s'étaient mis au travail pour produire un rapport en deux phases, dont la dernière avait été soumise à l'exécutif vendredi dernier.

Juste avant de partir pour Cuba, hier, où il doit participer au premier sommet du G-77, le Président Préval a en effet annoncé qu'une nouvelle date avait été retenue pour le premier tour du scrutin tout en mettant en doute la capacité du CEP à réaliser les prochaines élections.

Le Premier Ministre Alexis annonce que le processus d'évaluation du processus électoral se poursuivra, en dépit de l'annonce de la date du 21 mai, par le CEP. Jacques Edouard Alexis affirme indispensable cette évaluation pour favoriser le plein respect des nouvelles dates fixées pour les élections.