Le responsable du MRN écrit aux intellectuels de Fanmi Lavalas pour dénoncer le dessein totalitaire de ce parti. René Théodore fait référence à ce qu'il appelle les nombreuse fraudes enregistrées le jour du scrutin et la volonté d'accaparement total des postes électifs.

Le dirigeant du MRN rappelle que le pays a déjà connu cette dérive totalitaire avec François Duvalier et compare le discours actuel des lavalassiens à celui de Mussolini et d'Adolphe Hitler.

"Je vous enjoins à réfléchir sur la perspective totalitaire que vous êtes en train de confectionner ou de favoriser à partir des élelctions du 21 mai dont les résultats sont absolument contestables" écrit le numéro 1 du MRN. "Votre responsabilité est d'autant plus lourde dans la gestion du proche avenir politique du pays que vous étiez positionnés dans l'histoire récente en opposition par rapport à la dictature des Duvalier" indique René Théodore. A travers cette lettre adressée aux intellectuels lavalassiens, René Théodore, qui fut responsable du PUCH (Parti Unifié des Communistes Haïtiens), espère provoquer un déclic de la conscience démocratique.

Ce déclic, selon le dirigeant du MRN aidera les intellectuels lavalassiens à tenir sur les rails et à favoriser l'expression absolument libre authentique de la volonté populaire et à respecter scrupuleusement le vote de chaque haïtien, termine René Théodore dans cette lettre publique destinée aux cerveaux du mouvement lavalassiens.

D'autre part, le parti ESKANP met en garde contre toute dérive totalitaire, avec un parlement entièrement lavalassien. Le responsable du parti croit que le CEP devrait reprendre les élections dans les endroits où les fraudes sont vérifiées. Toutefois, Le Docteur Kelly Bastien reconnaît que Fanmi Lavalas était en position de remporter les élections, mais pas avec une si large avance, ajoute le dirigeant de l'ESKANP.

De son côté, le Président du Sénat menace de ne pas valider les pouvoirs des élus du scrutin du 21 mai. Le dirigeant du parti Louvri Baryè (PLB) le sénateur Renaud Bernardin, avait tenu le même langage, la semaine écoulée.

Le sénateur Edgar Leblanc dénonce le caractère illégal du scrutin et les fraudes qui ont marqué le premier tour des élections.