Dans une interview exclusive accordée le 6 juin à Radio Métropole, Mr. Manus affirme qu'aucun candidat n'est encore élu. Il précise que la phase de contestations n'a même pas encore débutée.

Le Président de l'institution électorale donne la garantie que les contestations seront analysées avec impartialité. Le CEP n'entend de plus, selon le CEP, appuyer aucun parti. Dans cette interview, Mr. Léon Manus reconnaît que les résultats pourraient comporter certaines erreurs, et c'est pour cela qu'il prévient qu'il n'y a pas encore d'élus.

Le président du CEP répond donc officiellement au chef de la Mission d'Observation de l'OEA, qui avait invité l'institution électorale à corriger les erreurs commises dans le comptage des bulletins de vote.

Dans sa lettre, Mr. Manus précise que les résultats déjà communiqués ne sont que de simples résultats partiels. Il a également fait remarquer qu'aucun candidat n'est encore élu, bien que certains pensent le contraire.

Mr. Léon Manus souligne que l'analyse du chef de la mission de l'OEA devance largement la marche du processus qui amène à la publication des résultats définitifs. Toujours dans cette correspondance à Orlando Marville, Mr. Manus assimile à un acte d'ingérence les remarques faites par l'OEA et qui ont été rendues publiques dans la presse locale.

Sur la question du comptage des bulletins plus précisément, le Président du CEP indique que la méthode utilisée cette année est la même qui a été acceptée par la communauté internationale aux élections de 90, 95 et 97.

Le président du CEP indique que le CEP a, sans arrière pensée, agi de bonne foi, dans un souci de l'intérêt général, en suivant le jurisprudence des années antérieures. "Je me permet donc de vous inviter, M. Marville, au CEP, où l'on vous attend avec respect et joie pour des discussions loyales", écrivent les membres de l'institution et Mr. Léon Manus, au chef de la mission de l'OEA.