La Cour Interaméricaine des droits de l'homme, s'apprête à rendre son verdict dans le procès opposant des ONG à l'état dominicain sur le traitement reservé aux sans papier haïtiens.

L'affaire a été entendue le 9 août pendant 7 heures à la Cour Interaméricaine basée à San Jose de Costa Rica.

La République Dominicaine avait été placé au banc des accusés le 8 aoüt. Le gouvernement dominicain est mis à l'index par des organisations de défense des Droits de l'Homme qui lui reprochent son attitude vis-à-vis des sans papier haïtiens.

(HP.-)Dans un éditorial, le quotidien "El Nacional" avait jugé inacceptable la convocation de la République Dominicaine par la CIDH, pour répondre de mauvais traitements infligés aux Haïtiens :"La République Dominicaine est un pays souverain qui a le droit d'expulser de son territoire tout étranger y vivant illégalement". Il reconnaît toutefois "certaines violations des droits de l'homme au cours des opérations de rapatriement des Haïtiens".

Les dirigeants politiques dominicains, toutes sensibilités confondues, ont protesté unanimement pour protéger l'image de leur pays sali pour avoir "piétiné les droits des Haïtiens".

Le Gouvernement, la Présidence et le Congrès se sont également insurgés d'une seule voix pour défendre leur pays, face à l'accusation de "violations des droits des immigrants illégaux et des enfants haïtiens nés sur le territoire dominicain et qui se sont vu refuser la nationalité dominicaine".

La République voisine est également accusée d'avoir déporté parfois des dominicains de couleur, pris pour des haïtiens par les militaires et les inspecteurs de la direction nationale de la migration.