Le "Miami Herald" a publié un article autour de l'entrée en fonction du nouveau parlement, le lundi 28 août. Un analyste politique haïtien, cité par le "Miami Herald", a indiqué que la rentrée parlementaire de lundi, permettra de voir si la communauté internationale a passé un trait ou non, sur la question des résultats des élections contestées du 21 mai.

Le "Miami Herald" a rappelé que les principaux partenaires d'Haïti ont dénoncé le mode de calcul utilisé par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) pour les sénatoriales.

Un diplomate occidental, cité par le Herald, a souligné que le gouvernement haïtien, en procédant à l'entrée en fonction du Parlement, veut dire clairement à la communauté internationale que le dossier des élections est classé. Toujours selon ce diplomate, le régime Lavalas entend aussi faire comprendre à la communauté internationale qu'il n'est pas préoccupé par la reconnaissance ou non de ce parlement.

Le "Miami Herald" a noté que la non reconnaissance éventuelle du Parlement par les bailleurs, pourrait affecter l'assistance internationale, vitale pour la réalisation de projets au bénéfice de la population.

Certains observateurs croient aussi que l'installation du Parlement pourrait entraîner bien des questions, sur la légitimité de la présidentielle de novembre, où l'ancien président Aristide espère ê ;tre le grand vainqueur. Le "Miami Herald" a aussi rappelé l'appel au dialogue national. lancé par le Sécrétaire Général de l'OEA samedi dernier à Port-au-Prince.

Citant des sources proches de l'OEA, le "Miami Herald" a indiqué que M. Gaviria a clairement fait comprendre aux autorités en place que les résultats du scrutin du 21 mai ne seront jamais acceptés. Si le nouveau parlement entre en fonction, Haïti pourrait faire face à l'isolement international qui pourrait être comparabale à l'embargo, confie des sources proches du Secrétaire Général de l'OEA au "Miami Herald".
Le journal note également que des officiels haïtiens pourraient être l'objet de sanctions de la part de certains membres de la communauté internationale, comme la révocation de leurs visas et le blocage de leurs comptes en banque à l'étranger ajoute le "Miami Herald".