A leur arrivée au warf de la Garde Côtière à Bizoton (Port-au-Prince), les rappatriés ont dénoncé l'aggravation de la misère dans le pays. «Nous sommes réduits au chômage, à la misère, nos enfants ne peuvent pas aller à l'école et les dirigeants de l'Etat, le secteur des affaires, les responsables politiques n'accordent aucune importance à notre souffrance » ont-ils notamment déclaré au micro des journalistes. Ces rappatriés qui ont sévèrement critiqué le comportement des autorités comptent renouveler l'expérience à leur risque et péril.

L'Office National pour la Migration n'était pas informé du rappatriement de ces réfugiés au Warf des Gardes Côtes à Bizoton. Le directeur de l'institution déplore cette situation vu que les personnes rappatriées n'ont pu recevoir le viatique de 200 gourdes pour regagner leurs localités respectives. « En dépit des graves problèmes financiers auxquels est confrontée l'ONM nous aurions pu entamer des démarches pour offrir à ces rappatriés un minimum » a déclaré le Directeur de l'organisation Carol Joseph.