L'avenir du nouveau calendrier fixé par le Conseil Electoral Provisoire pour la réalisation des législatives et locales, se joue, peut-être, cette semaine. L'Exécutif et le Conseil Electoral avaient convenu, vendredi, au début des négociations, de discuter sur un nouvel agenda autre que le 9 avril. Toutefois, l'Agence Haïtienne de Presse avait révélé que le Chef de l'Etat avait sollicité du CEP de sérieux arguments pour la tenue des élections, le 9 avril et le 21 mai. Toujours est-il qu'au cours du week-end écoulé, contrairement à ce qui a été annoncé, les parties ne se sont pas rencontrés. Le Président René Préval insiste pour qu'il y ait concertation avant la publication du nouvel arrêté de convocation du peuple en ses comices. Une démarche à laquelle le CEP ne s'oppose pas. Mais, l'institution électorale soutient l'urgence de la rentrée parlementaire, le 12 juin, contrairement au Président de la République, qui estime que le scrutin devrait se tenir à la fin du mois de juin.

Sur le plan technique, des pas importants ont été effectués. Le Président Préval a discuté samedi et dimanche avec des techniciens électoraux de l'IFES, du PNUD et ceux du CEP autour des difficultés techniques relevées dans le processus électoral en cours. Selon un technicien qui s'est confié à l'AHP, sous couver de l'anonymat, le Chef de l'Etat voulait avoir une meilleure compréhension des problèmes liés au processus. Il s'agissait de faire une évaluation critique des étapes déjà accomplies, d'évaluer les étapes à franchir, le temps à consacrer à chacune d'elles et les actions à entreprendre pour les réaliser avant le jour du vote. Ces discussions très enrichissantes ont permis de faire la lumière sur un certains nombre d'aspects du processu électoral, a indiqué ce technicien qui déclare avoir compris le bien fondé de certaines réserves formulées par le Chef de l'Etat.