Le ministre canadien du développement international, Christian Paradis, a indiqué au journal La Presse que l'instauration d'un climat de stabilité en Haïti est une condition essentielle pour le maintien de l'assistance.

M. Paradis assure avoir livré un message sans équivoque lors de sa visite à Port-au-Prince. " Ils doivent instaurer un plus grand climat de stabilité politique, sans quoi l'aide au développement pourrait être compromise", a expliqué M. Paradis.

L'organisation des élections sénatoriales figure parmi les actions qui doivent être réalisées par l'administration Martelly pour raffermir la démocratie et la stabilité politique, a soutenu le ministre Paradis. "J'ai été très clair devant les acteurs politiques. Ils doivent régler les enjeux politiques. Le Canada le répète avec insistance, sinon cela risque de compromettre le développement et personne ne veut cela. Ils le savent très bien et il n'y a personne qui a été offensé quand j'ai dit cela", a t- ajouté.

Le ministre canadien du développement international a constaté que les dirigeants haïtiens reconnaissent l'importance de rendre des comptes dans l'utilisation des millions de dollars venant des pays donateurs. Récemment les bailleurs de fonds ont préconisé la signature d'un pacte de responsabilité mutuelle entre les autorités haïtiennes. "L'idée, c'est qu'Haïti nous dise clairement ce qu'ils veulent faire en termes de développement et que nous leur disions clairement ce qu'on attend. Il ne s'agit pas de leur dicter nos priorités, mais de leur dire ce qu'on attend d'eux, c'est-à-dire des résultats concrets, des résultats durables, une économie qui soit de plus en plus autosuffisante", a précisé le ministre.

LLM / radio Métropole Haïti