La colère gronde dans la communauté noire de New York, après le meurtre d'un jeune haïtien. Patrick Dorismon a été abattu par un policier New Yorkais, jeudi dernier, devant un bar de Manhattan.

Une manifestation a été organisée dimanche soir, pour protester contre les violences dont sont victimes les noirs dans la Big Apple.

AFP.- La ville de New York a été le théâtre ce week-end de manifestations contre la police locale, à nouveau accusée de brutalité et de racisme, après la mort d'un jeune haïtien.

La victime, Patrick Dorismond, 26 ans, a été abattu d'une balle dans la poitrine par un policier en civil, Anthony Velasquez, 29 ans. Selon son avocat, Velasquez a tiré par mégarde. Mai, selon plusieurs témoins, le policier a demandé à Dorismond où il pouvait trouver de la marijuana. A la suite d'une dispute, le coup de feu mortel a été tiré.

L'incident s'est produit lorsque la victime, qui travaillait comme agent de sécurité pour une association de magasins, s'apprêtait à prendre un taxi.

Quelques 250 personnes, dont huit ont été appréhendées pour désordre sur la voie publique, ont manifesté samedi, en s'en prenant notamment au maire de New York, Rudolf Giuliani. Parmi les manifestants, figuraient le leader noir Al Sharpton, qui avait participé à des protestations massives en 1997 après les actes de tortures commis contre un Haïtien, Abner Louima, dans un commissariat newyorkais. Fin février, des manifestations ont accueilli l'acquittement de quatre policiers ayant tiré 41 balles sur un jeune Guinéen désarmé, Amadou Diallo.

La mère de la victime, Marie Dorismond, a réclamé l'ouverture d'une enquête fédérale.