Dans son discours à l'occasion de la commémoration du 213 eme anniversaire de l'indépendance d'Haiti, le chef de l'état, Jocelerme Privert, a préconisé le pardon et le consensus comme outils indispensables pour les acteurs politiques.

M. Privert se désole face aux confrontations récurrentes depuis deux siècles. Depuis 213 ans notre pays est confronté à un ensemble de défis et de conflits qui ne devraient plus effrayés les descendants de 1804. Nous sommes toujours incapables de nourrir notre population, d'éduquer nos enfants, d'assurer des soins de santé à nos compatriotes et de reconstruire des infrastructures nécessaires au développement économique de notre pays.

À la veille de remettre le pouvoir à un Président élu mes inquiétudes sur l'avenir du pays sont grandes mais je sais que sortir du tunnel de la pauvreté et de l'instabilité est à la porté de citoyens et de citoyennes, qui cultivent au plus haut degré l'amour de la Patrie commune et immortelle, a laissé entendre le chef de l'état.

Le président provisoire juge indispensable la réconciliation, le consensus et le dialogue pour sortir le pays de l'ornière du sous développement. Nous sommes tous haïtien, nous devons accepter avec humilité que chaque haïtien ait sa contribution à apporter pour la recherche de la solution, dit-il plaidant pour un vrai dialogue entre les acteurs politiques et économiques. Aujourd'hui je demande au peuple haïtien, de s'assoir ensemble. Analysons, entendons nous sur ce qui est bon pour le pays, parce que 2017 est l'année où le pays doit prendre une direction. [...] Pour que la crise se termine, pour que l'instabilité se termine, il faut que nous soyons tolérant, que nous ayons la capacité d'écouter l'autre, de nous assoir ensemble, nous pouvons avoir des positions différentes, mais nous pouvons trouver des solutions bonnes pour le pays, explique t-il.

M. Privert regrette que sous son administration des soldats étrangers foulent le territoire national. Après 213 ans d'indépendance nous avons des soldats étranger sur notre territoire, parce que les conflits nous ont atteint et que nous ne pouvons pas nous assoir ensemble pour les gérer. Cette année, faisons un effort de nous mettre ensemble pour en finir une fois pour toute avec la présence des soldats étrangers sur notre territoire, insiste t-il.

LLM / radio Métropole Haïti