L'arrestation et l'extradition du sénateur élu, Guy Philippe, a été au centre des discussions entre les parlementaires haïtiens lors de la séance de l'assemblée nationale consacrant l'ouverture de l'année législative.

En présence de l'ambassadeur américain, Peter Mulrean, plusieurs législateurs ont critiqué l'arrestation d'un sénateur élu ayant obtenu le certificat d'élection du Conseil Electoral Provisoire (CEP).

Le député Clovis Roba a estimé urgent que le chef de l'état, Jocelerme Privert, fournisse des explications sur l'extradition d'un élu du peuple.

Pour sa part, le sénateur Sorel Jacinthe a invité ses collègues à dénoncer l'accord d'extradition entre Haïti et les Etats Unis.

D'autres élus ont sollicité un huit clos afin de débattre du dossier. La requête a été rejetée par le président de l'assemblée nationale, Ronald Lareche arguant que les points pouvant être débattus en assemblée nationale sont fixés par la constitution.

C'est la proposition du sénateur Joseph Lambert qui s'est imposé de fait. M. Lambert a exhorté ses collègues à débattre du dossier urgent en séance plénière en chambre séparée. Il juge que ceci permettra de mieux comprendre les divers aspects du dossier.

De nombreux élus ont déjà exprimé dans les médias leur position sur l'extradition du sénateur élu dans la Grand Anse, Guy Philippe aux Etats Unis. Le sénateur Andrice Riché a fait valoir que M. Philippe ne peut être considéré comme un citoyen ordinaire puisqu'il était revêtu d'un mandat populaire. De l'avis de l'ex président du Sénat, le Grand corps doit intervenir en faveur de l'ex commissaire de police, accusé d'implication dans le trafic de la drogue.

LLM / radio Métropole Haïti