Plusieurs pays membres du conseil de sécurité, affichent leur divergences de vue sur la Minustah quelques 6 mois avant la transformation de cette mission de maintien de la paix en une mission d'appui au système judiciaire.

Si dans l'ensemble, les membres du Conseil se sont félicités de la transformation de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) en Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), des voix dissonantes se sont fait entendre, notamment celle de la Fédération de Russie, dont le représentant a estimé que le mandat de cette Mission n'avait rien de la « clarté » et du « réalisme » auxquels appelaient les États-Unis lors du débat qu'ils avaient organisé le 6 avril sur l'efficacité des opérations de paix. « D'un côté, la nouvelle mission doit veiller au respect des droits de l'homme, de l'autre, elle doit agir en vertu du Chapitre VII qui prévoit l'usage de la force. « Comment ces deux éléments peuvent-ils être compatibles? » s'est-il interrogé, appuyé par ses homologues de la Bolivie et de la Chine, avant d'affirmer que cette résolution n'est pas le fruit des travaux du Groupe des Amis d'Haïti, « manifestement tenu à l'écart des discussions » .

Les représentants de l'Uruguay, de la Bolivie et du Brésil se sont en effet étonnés du paragraphe 18 de la résolution « inclus à l'insu du Groupe, à la dernière minute ». Dans cette disposition, le Conseil, tout en saluant la détermination des pays fournisseurs de contingents et d'effectifs de police dans l'exécution des mandats des missions, dans des environnements difficiles, souligne toutefois « combien il importe de régler des questions telles que les restrictions nationales non déclarées, l'absence de direction et de commandement efficaces, le refus d'obéir aux ordres, l'inaction face aux attaques perpétrées contre des civils et l'insuffisance des équipements, qui risquent de compromettre l'exécution efficace des mandats ». Ce paragraphe n'était pas nécessaire car il ne reflète en aucun cas la réalité sur le terrain et la bonne performance des troupes de la MINUSTAH, s'est opposé le représentant brésilien, MAURO VIEIRA , dont le pays commande la force de la Mission.

LLM / radio Métropole Haïti