Les négociations sur la hausse du prix de l'essence risque d'être ardue. Lors de la première journée de discussions les dirigeants des syndicats de transport en commun ont rejeté une proposition de hausse du prix des hydrocarbures autour de 60%.

Le gouvernement propose que la gazoline passe de 189 à 305 Gdes (+61%), le diesel de 149 Gdes à 237 gourdes (+59%) et le kérosène de 148 gourdes à 231 Gdes (+56%), par gallon.

L'un des conseillers du chef de l'état, Guychard Doré, a fait valoir que cette proposition vise à empêcher une contrebande de carburant à la frontière. Les nouveaux prix seraient proches de ceux en République Dominicaine.

Les syndicalistes estiment que le fardeau fiscal serait insupportable pour les automobilistes. Ils envisagent de formuler des propositions de hausse des prix moyennant des mesures d'accompagnement pour le transport en commun.

D'autres syndicalistes s'opposent à une éventuelle hausse des prix de l'essence arguant que l'état doit combattre l'évasion fiscale pour augmenter ses recettes.

Pourtant la hausse des prix des produits pétroliers est considérée comme inévitable par le Premier Ministre Jack Guy Lafontant. Déplorant le manque à gagner pour le Trésor Public, le Premier Ministre avait promis que la hausse des prix sera déterminée dans la concertation avec les divers acteurs.

LLM / radio Métropole Haïti