Les négociations entre le gouvernement et les syndicats de transporteurs sur la hausse des prix de l'essence doivent s'intensifier au cours des prochains jours. Les deux parties ont échoué hier à trouver un compromis sur le pourcentage d'augmentation acceptable.

Les négociateurs du gouvernement ont revu à la baisse la proposition de hausse qu'ils fixent à 90 gourdes pour le galon de gazoline, 80 gourdes pour le diesel et 75 gourdes pour le kérosène. Cette proposition a été rejetée par les syndicalistes qui préconisent un ajustement de 20 gourdes sur le galon de gazoline et 15 gourdes sur le diesel et le Kérosene.

Le président du Syndicat de transport terrestre d'Haïti, Jean Anderson Desroches, informe qu'une quatrième réunion est prévue ce jeudi afin de poursuivre les discussions.

Le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction en réduisant le pourcentage de hausse notamment de la gazoline prévue initialement à 116 gourdes. Les syndicalistes ont fait valoir que ces charges sont insupportables pour les transporteurs en particulier et la population en général.

Les syndicalistes ont fait valoir qu'ils ne peuvent supporter seuls le lourd fardeau fiscal. Nous sommes conscients du déficit fiscal de 8 milliards de gourdes pour le premier semestre de l'exercice fiscal mais les contribuables dans l'ensemble doivent s'impliquer dans l'effort, insiste t-il.

Ils pressent les autorités à adopter des dispositions urgentes pour combattre l'évasion fiscale. M. Desroches fait remarquer que l'état doit collecter des taxes sur les 800 000 motocyclettes circulant sans papiers. Cette campagne de sensibilisation devrait également prendre en compte de nombreuses voitures qui n'ont aucune plaque minéralogique. Les syndicalistes soutiennent que l'état peut collecter 6 milliards de gourdes en réalisant cette campagne efficacement.

Ils entendent s'opposer à toute démarche qui visent à pénaliser les couches vulnérables de la population déjà confrontées à la cherté de la vie. M. Desroches souligne qu'une forte hausse des prix des hydrocarbures provoquera une hausse vertigineuse des prix de l'ensemble des produits de premières nécessites. Les prix pourraient être multipliés par 4 et provoqueraient une grande famine, pépient-il.

LLM / radio Métropole Haïti