L'Assemblée générale a adopté, hier, par consensus une résolution par laquelle elle se félicite que le Secrétaire général ait l'intention d'inviter les États Membres à réaffecter leur part respective du solde inutilisé de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), « à titre exceptionnel et dans le respect de leur législation », au « Fonds d'affectation spéciale pluripartenaires des Nations Unies pour la lutte contre le choléra en Haïti », afin de financer la nouvelle stratégie de l'ONU.

La MINUSTAH ferme ses portes le 15 octobre prochain, pour être remplacée par la Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Dans la résolution, qui a été présentée par le représentant de la Jamaïque, l'Assemblée générale se dit « consciente que l'épidémie de choléra a terni la réputation de l'Organisation des Nations Unies, tant en Haïti que dans le reste du monde ». Elle rappelle que l'Organisation « a une responsabilité morale envers les victimes de l'épidémie de choléra en Haïti et les membres de leur famille » et qu'elle se doit d'aider le pays à vaincre l'épidémie et à mettre en place des systèmes fiables d'approvisionnement en eau, d'assainissement et de santé.

L'Assemblée générale invite les États Membres, les donateurs régionaux, internationaux et bilatéraux, les institutions financières, le secteur privé et les autres donateurs à « continuer d'appuyer la nouvelle stratégie de lutte contre le choléra en Haïti sous la forme de contributions financières volontaires ou d'autres formes appropriées ».

Le représentant de la Jamaïque, qui a rappelé que cette crise du choléra a été causée par « l'action et l'inaction » des Nations Unies, a parlé de « tache sur la réputation de l'Organisation », tout en rendant hommage à l'ancien Secrétaire général pour avoir présenté ses excuses. Rappelant que le choléra est désormais endémique en Haïti et y aura des répercussions pour des années encore, il a précisé que la réponse devait être « axée sur la personne », en mettant l'accent sur ses besoins. Il a ainsi constaté avec préoccupation que les ressources mises à disposition du Fonds d'affectation spéciale restaient limitées et a apporté son appui à l'invitation faite par le Secrétaire général aux États Membres concernés de réaffecter leurs avoirs à la MINUSTAH.

LLM / radio Métropole Haïti