Le mouvement de protestation des syndicats du textile semble s'être affaibli hier lundi 31 juillet 2017. Les leaders du mouvement n'ont pu rassembler les ouvriers pour réaliser une manifestation de rue contre le salaire minimum.

Les ouvriers sont restés dans les usines à la Sonapi provoquant l'annulation de la manifestation.

Un des leaders du mouvement, Pierre Telemaque assure que les ouvriers ont été amadoués par les patrons qui ont utilisé une nouvelle stratégie. Plusieurs entreprises ont annoncé des primes ainsi que l'accès à des prêts pour les ouvriers qui sont présents régulièrement à leur postes au cours du mois d'août.

Dénonçant cette stratégie, M. Telemaque a fait valoir que les patrons ont eu recours à des intimidations, menaçant de révoquer les ouvriers protestataires. Il attire également l'attention sur la présence de patrouilles de la police devant les usines de la Sonapi.

De l'avis de M. Pierre ce ne sont pas les primes mais les pressions qui ont cassé la motivation des ouvriers.

De plus, il révèle que plusieurs ouvriers protestataires ont été révoqués au cours des derniers jours.

Il assure que les ouvriers sont toujours déterminés mais sont victimes de pressions à outrance.

Mme Yanique Etienne, dirigeante de Batay Ouvrier, a implicitement admis que la semaine de mobilisation annoncée a été annulée. Elle soutient que les dirigeants du mouvement devront définir une nouvelle stratégie de lutte arguant que les manifestations de rues ne constituent pas la seule arme des syndicats.

La lutte se poursuivra, dit-elle se disant confiante de la victoire des ouvriers.

Les syndicats des ouvriers rejettent le salaire minimum fixé à 350 gourdes par jour par le chef de l'état Jovenel Moïse. Les ouvriers réclament un salaire minimum de 800 gourdes ainsi que des avantages sociaux dans le cadre de leurs revendications.

LLM / radio Métropole