La communauté haïtienne au Chili est préoccupée par l'annonce d'un cas de lèpre. Les autorités sanitaires chiliennes ont fait état le lundi 31 juillet 2017 du premier cas de lèpre, qui a été confirmé chez un résident haïtien de 28 ans à Panguipulli.

Le directeur du Service de la santé de l'hôpital Base Valdivia, Dr Patricio Rosas, a confirmé que le patient se trouvait sous traitement et que la maladie pouvait être guérie par une polychimiothérapie composées de trois antibiotiques, qui permet d'éliminer la lèpre en quelques mois.

L'annonce a fait la une des médias et provoqué de nombreuses réactions. Des spécialistes sont intervenus dans les médias notamment sur les risques d'une contamination de masse.

Plusieurs milliers d'haïtiens ont émigré au Chili au cours des derniers mois. Nombre d'entre eux sont des jeunes à la recherche d'emplois et voulant réaliser des études universitaires.

La Ministre chilienne de la Santé, Carmen Castillo, a dans une déclaration rassuré la population. Elle explique que seulement 3 autres cas signalés étaient sous traitement.

Les haïtiens redoutent que ce cas de lèpre ne provoque une vague de xénophobie au Chili.

Le Chili et le Brésil figurent parmi les rares pays qui n'ont pas instauré une politique pour refouler les migrants haïtiens.

Le flux des migrants vers le Chili et le Brésil ne diminue pas en dépit des dispositions des autorités américaines refoulant les migrants illégaux arrivant sur les frontières du Mexique.

LLM / radio Métropole Haïti