Les statistiques font état d'environ 2 000 migrants haïtiens ayant traversé au cours de cette semaine la frontière du Canada dans la province du Québec. Ces migrants, redoutant une expulsion en Haïti à l'expiration du TPS en décembre 2017, ont préféré se rendre au Canada, qui accueille une forte communauté haïtienne.

Les haïtiens ont indiqué avoir bénéficié d'un bon accueil à leur arrivée à la frontière. Plusieurs enfants sont au nombre des réfugiés hébergés au stade olympique de Montreal.

Une migrante a déclaré aux journalistes qu'elle était partie du Brésil et avait pu gagner les Etats Unis par la frontière mexicaine. Ayant récemment donné naissance à un enfant aux Etats Unis, elle a fui avec son conjoint pour éviter une expulsion de l'immigration américaine.

L'option du rapatriement en Haïti est la plus redoutée par les migrants qui tiennent compte de l'afflux de départ de leurs compatriotes vers le Brésil et le Chili. Un migrant a expliqué être disposé à accepter n'importe quel sort à part celui d'être expulsé en Haïti.

Interrogés sur le motif de leur déplacement, des migrants ont laissé entendre qu'il s'agissait en réalité d'un vent de panique. Certains regrette être partis dans la précipitation tandis qu'il n'y avait aucune menace imminente aux Etats Unis en ce qui à trait au TPS. Un homme explique qu'il y a eu des rumeurs sur les réseaux sociaux provoquant une panique.

La majorité des haïtiens regroupés au stade de Montreal, viennent de la Floride, d'autres viennent de New York et de Boston.

Selon les premières estimations il s'agit de migrants récemment arrivés aux Etats Unis. Une femme a indiqué aux médias qu'elle était aux Etats Unis depuis 7 mois.

Les migrants dans cette catégorie n'étaient pas concernés par le TPS.

LLM / radio Métropole Haïti