Les membres du gouvernement haïtien ont démenti les rumeurs relatives à une nouvelle taxe sur les membres de la diaspora effectuant un séjour dans le pays.

Le ministre des finances, Patrick Salomon, a soutenu qu'il s'agit de collecter les taxes sur les citoyens réalisant des transactions économiques dans le pays. La taxe forfaitaire de 10 000 gourdes ( environ 161 dollars américains) est un préalable à la déclaration définitive d'impôt. Elle touche les citoyens qui perçoivent leurs salaires à l'étranger mais réalisent des transactions sur le sol national.

Il rappelle que tous les citoyens sont astreint à faire leurs déclarations définitives d'impôt. De l'avis de M. Salomon la nouvelle taxe vise à rétablir la vérité en ce qui a trait aux citoyens qui réalisent d'importantes transactions financières mais n'ont pas un emploi sur le territoire national.

Sur le même dossier le porte parole de la Présidence, Lucien Jura, a expliqué que la taxe sera versée une fois par an. La nouvelle taxe sera collectée par la Direction Générale des Impôts (DGI) afin d'autoriser des transactions importantes telles l'acquisition de véhicules, de terrains et de maison.

Elle ne touche que des personnes disposant de revenus, a laissé entendre M. Jura faisant valoir que le chef de l'état est conscient de la participation de la diaspora dans l'économie.

C'est également l'avis de la ministre des haïtiens vivant à l'étranger, Stephanie Auguste. Elle soutient que de préférence la nouvelle taxe forfaitaire protège les haïtiens travaillant à l'étrangler contre les « raketteurs » qui fixent des montants exorbitant pour l'obtention de documents du fisc.

Selon les officiels du gouvernement la grogne des membres de la diaspora est injustifiée puisqu'il ne s'agit pas d'une taxe sur leurs séjours dans leur pays. Les citoyens haïtiens peuvent rentrer dans leur pays quand bon leur semble pour passer des vacances avec les membres de leur famille, a précisé M. Jura.

LLM / radio Métropole Haïti