L'ambassadeur d'Haiti à l'ONU, Denis Régis, soutient que les institutions de son pays sont prêtes à assurer la sécurité publique après le départ de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Le Gouvernement et le Conseil en sont convenus que la Mission touche à sa fin, a-t-il dit lors d'une réunion du Conseil de Sécurité mettant l'accent sur le retour de la stabilité dans son pays et la bonne tenue des dernières élections. « À travers la Mission, l'ONU a largement contribué à ce résultat. »

Il a jugé essentielle la consolidation continue des acquis par le renforcement des institutions nationales. L'appropriation par ces institutions des fonctions exercées par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) sera le critère déterminant du succès de la Mission, a-t-il noté.

M. Régis a indiqué que son gouvernement et l'ONU œuvraient de concert à la mise en place d'un nouveau cadre de coopération stratégique, qui reflétera la nouvelle réalité sur le terrain. Le délégué a souhaité que le débat sur l'objectif de la pérennisation de la paix ne fasse pas abstraction de la question de l'extrême pauvreté.

Déclarant que l'ONU ne pouvait pas se soustraire à ses responsabilités, il a salué le plan du Secrétaire général prévoyant la nomination de défenseurs des droits des victimes dans le cadre des activités de paix de l'ONU. « Cette approche –nous le souhaitons vivement- doit s'étendre à tous les cas d'atteinte aux droits humains et de préjudices moraux et matériels dont une mission aurait été elle-même la cause », a conclu M. Régis.

LLM / radio Métropole Haïti