Des leaders de l'opposition appellent à une intensification de la mobilisation contre le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse.

Le secrétaire général de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, a exprimé sa colère suite à l'intervention des forces de l'ordre ayant dispersé la manifestation au champ de Mars. Nous allons fermer le pays, a dit M. Moïse qui refuse de fournir plus de détail sur la stratégie de son organisation.

L'ex candidat à la présidence juge que la population est révoltée en raison des nombreuses décisions visant à la paupérisation des citoyens. De l'avis de M. Moïse le chef de l'état s'est allié aux entrepreneurs et aux représentants de la communauté internationale dans le cadre de son projet.

C'est également l'avis de l'ex ministre Marjorie Michel pour qui le dossier de Jovenel Moïse est « une affaire classée ». Elle soutient que leurs revendications ne concernent plus le budget mais le système qui supporte le président Moïse.

Pour la première fois les manifestants ont scandé peu de slogans contre le budget. Ils réclament en priorité le départ de M. Moïse.

Le sénateur Antonio Chermy, s'est également impliqué dans le combat pour le départ de M. Moïse arguant qu'il doit suivre les revendications de la population. Le sénateur présent à la manifestation s'est indigné que les policiers aient fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation.

LLM / radio Métropole Haïti