Le mot d'ordre de grève lancé par un groupe de syndicats de transport en commun n'a pas été totalement respecté ce lundi 2 octobre au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Très tôt dans la matinée, Tap- tap , minibus et motocyclettes ont été remarqués dans des zones de la capitale.

Les citoyens sont sortis pour vaquer à leurs occupations, les petits marchands ont étalés leurs produits.

Beaucoup de vehicules privés étaient visibles à travers les rues de Port-au-Prince.

Des agents de la police nationale d'Haïti ont été visibles sur plusieurs artères et dans certains points fixes.

Des autobus de la compagnie « dignité » ont été mis à la disposition de ceux qui voulaient se rendre au travail ou à l'école.

Aucun incident n'a encore été signalé ayant rapport à la grève des transporteurs, pour protester contre le budget de la République.

Le secteur syndical est divisé sur la grève de deux jours pour protester contre le budget.

Certains syndicalistes se retirent du mouvement estimant que le gouvernement à apporter des réponses à leurs revendications.

L'Exécutif à travers un mémorandum est revenu sur les nouveaux tarifs pour les contraventions et les contributions pour l'obtention de la carte d'immatriculation fiscale fixés dans le budget 2017-2018.

Le syndicaliste Jacques Anderson Desroches minimise les dispositions adoptées par le gouvernement notamment à travers le mémorandum du ministère de l'économie.

Le porte-parole du STPH estime que l'exécutif a laissé passer le temps des objections et exige qu'un budget rectifié soit déposé devant le parlement.

Jacques Anderson Desroches fait partie de ceux qui ont voulu maintenir le mot d'ordre de grève lancé pour ce lundi 2 et mardi 3 octobre.

EJ/Radio Métropole Haïti