Les ministres des Finances et des Travaux publics ont fourni des explications sur la procédure ayant permis la signature d'un contrat de plus de 123 millions de dollars avec des firmes haïtiennes. Intervenant dans une radio locale, M. Jude Alix Patrick Salomon, ministre des finances, a précisé que « l'acquisition des équipements a été faite sous l'égide de la loi d'urgence et à partir d'appel d'offres restreint ».

Il révèle que les fonds ont été obtenus par un prêt accordé à l'État avec un taux d'intérêt de 2%. Selon le grand argentier de la République, les contrats ont été passés sous l'égide de la loi d'urgence et à partir d'appel d'offres restreint. « Cette acquisition a mis en compétition des entreprises sur le terrain depuis quelques temps. Le contrat a suivi tout le processus jusqu'à l'approbation des deux structures compétentes, la Commission nationale de passation de marchés (CNMP) et la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) », a-t-il expliqué.

Le ministre Salomon fait remarquer que la loi d'urgence s'est étendue au-delà de la région du grand Sud à d'autres départements dont le Nord-Est, le Nord-Ouest et une partie du Nord et de l'Artibonite. Donc, quelque part, il était un peu injuste de nous concentrer uniquement dans le grand Sud en ignorant d'autres points qui ont été frappés aussi par les intempéries », juge-t-il.

De plus le ministre des finances explique que l'appel d'offres restreint est un appel fait à trois ou quatre compagnies pouvant répondre à une offre spécialisée. « Combien y a-t-il d'entreprises qui vendent des équipements lourds en Haïti ? Elles ne sont pas nombreuses. D'où la nécessité de faire référence facilement à toutes ces entreprises légalement constituées pour la vente d'équipements lourds. Donc, on s'est référé à des compagnies qui ne font que ça depuis des dizaines d'années », explique-t-il.

LLM / radio Métropole Haïti