Le directeur général du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP ) a fait le point, ce mardi 31 octobre 2017, sur un ensemble cas de fraudes enregistrées durant l'organisation des examens d'État du bac pour l'année 2017.

Les fraudes de diverses natures ont été communiquées par Dr Meniol JEUNE : décollage de photo, usage du téléphone au cours de la passation des épreuves, falsification de noms et de numéros d'ordre, introduction de copie dans les salles d'examens ...

Pour l'ensemble de ces cas de trucage et de tromperie, le MENFP arrête une série de dispositions contre les auteurs et bénéficiaires.

Les élèves fautifs seront interdits de participation durant deux ans aux épreuves officielles, et les écoles concernées suivant la gravité de la faute peuvent voir leur classe terminale interdite et même le retrait de leur licence de fonctionnement, a indiqué le DG du MENFP.

Selon le DG, ces institutions scolaires impliquées dans des cas de fraudes dont la liste des noms sera publiée, ont dérogé les normes de l'éthique professionnelle et violé les articles 13.3, 13.7 et 20.3 du décret loi du 23 septembre 1974 portant sur l'ouverture et fonctionnement des écoles privées ainsi que les articles 112 et 113 du code pénal haïtien traitant du faux en écriture.

Les mesures contre les directeurs d'écoles fraudeurs, annonce le directeur général, vont de suspension dans les activités des nouveaux examens d'État, en passant par la demande d'un rapport trimestriel sur le fonctionnement régulier de leur établissement, jusqu'à la fermeture de leur classe de philo pour une période de deux ans à partir de septembre 2018.

En attendant la décision de la justice qui a été saisie de ce dossier, le ministère adopte des mesures conservatoires contre ces responsables d'établissements scolaires. Par exemple, ils sont astreints de déposer avant le 10 novembre 2017 leur liste de décisions de fin d'année de l'exercice 2016-2017, les résultats du 1er contrôle par niveau et par classe.

Le Dr. Jeune a aussi fait mention de plus d'une soixantaine directeurs d'école qui ont menti sur la valeur réelle frais déposés sur le compte de la DDEO au nom des candidats du bac permanent.

Renan Michel a tenu à rappeler à ces élèves jouant au malin qu'ils seront obligés de reprendre les classes pour lesquelles la moyenne de passage n'a pas été obtenue s'ils entendent poursuivre leurs études jusqu'à la terminale.

Quant au directeur du Bureau national des Examens d'État, il a amplement élaboré sur les cas de doublons. Il s'agit d'élèves n'ayant pas obtenu la moyenne de passage qui est égale à 5 dans une école donnée. Pourtant ils se sont arrangés avec le directeur d'une autre école, la même année, pour passer en classe supérieure. Pour la seule année 2014 - 2015, le BUNEXE avait enregistré 526 élèves et 300 écoles impliqués dans ce genre d'opérations malhonnêtes.

Rappelant la ferme détermination des dirigeants actuels du MENFP contre la fraude et les cas de corruption, le DG souligne que le ministère prendra des mesures contre tous ceux qui commettent des infractions dans le système éducatif.