Même si le terme n'est pas utilisé par les autorités secrétaires ou policières, les révélations du Premier Ministre Jack Guy Lafontant jettent plus de lumière sur ce dossier.

Lors d'une audition de la commission sénatoriale justice et sécurité, le Premier Ministre haïtien a admis qu'il y a eu des bavures lors de l'intervention des forces de l'ordre.

Les policiers avaient investi ce quartier de Martissant (sud de la capitale), à l'aube, afin de ramener le calme dans cette zone considérée comme repaire des gangs armées.

M. Lafontant a présenté ses sympathies aux parents des citoyens tués lors de cette intervention. Il promet que les résultats de l'enquête policière, réalisée par l'inspection générale de la PNH seront publiés afin d'informer les citoyens.

Parlement à cette enquête administrative, les autorités judiciaires ont également lancé une investigation.

Le président de la commission sénatoriale de Justice, Jean Renel Senatus, a mis en cause la responsabilité des forces de l'ordre dans les incidents. Il déplore des « des failles dans la planification de l'opération » par les autorités policières.

Le sénateur Ronald Larêche est plus critique dénonçant des problèmes dans la hiérarchie de la PNH. Il révèle que l'opération impliquant plus de 260 policiers avaient été réalisée par la Direction de la Police Administrative (DCPA) et l'Unité Départementale de Maintien de l'Ordre (UDMO) sans l'autorisation de la direction générale.

LLM / radio Métropole Haïti