Le chef de la Police haïtienne, Michel Ange Gédéon, est préoccupé par le dossier de bavure policière à Martissant le 13 novembre 2017.

L'opération, la première réalisée avec l'appui de la Mission d'appui à la Justice haïtienne (Minujusth), s'est soldée par un échec même si les autorités gouvernementales et policières refusent d'utiliser le terme.

L'arrestation d'un directeur d'école, Armand Louis, avait provoqué l'émoi au sein du secteur protestant et des syndicats d'enseignants. M. Louis, éducateur réputé et ingénieur de formation, avait été maltraité lors de son arrestation, a révélé son avocat Osner Fevry.

Libéré hier pour des raisons médicales, M. Louis est considéré comme une l'une des victimes de cette bavure policière. 8 autres infortunées ont été tuées lors des évènements tragiques dans un quartier controlé par les gangs lourdement armés.

Embarrassé le chef de la police a admis qu'aucune arme à feu n'a été saisie lors de l'intervention des forces de l'ordre. Et pourtant plus de 260 policiers de l'Unité Départementale de Maintien de l'Ordre (Udmo) et de la Direction Centrale de la Police Administrative (DCPA) avaient été impliqués dans l'opération.

M. Gédéon promet que les résultats de l'enquête de l'Inspection générale seront publiés rapidement. Il juge toutefois que les autorités policières disposent d'informations sur ce qui s'était passé réellement.

Le chef de la police a laissé entendre que l'opération est le point d'être bouclée avant les incidents regrettables du collège Maranatha.

LLM / radio Métropole Haïti