Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, lance un appel au dialogue à l'opposition. Dans son discours sur l'état de la nation, M. Moïse, a insisté sur la nécessité pour que les dirigeants de partis politiques de l'opposition n'aient plus recours aux manifestations violentes qui perturbent les activités économiques. « Les actes de banditisme, de vandalisme et de violence qui empêchent les paisibles citoyens de poursuivre librement leurs activités sont fortement condamnés et ne font pas partie du jeu démocratique parce qu'une opposition se doit d'être critique, constructive et créative », dit- il.

En 2017 des manifestations avaient dégénérées entrainant des attaques contre des entreprises dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

M. Moïse espère une opposition « républicaine, démocratique et respectueuse de la loi, qui manifeste son désaccord dans un climat constructif et serein ».

L'opposition haïtienne a dénoncé en 2017 un certains mépris des autorités eu égard aux revendications exprimées. Cependant le président Moïse assure qu'il a été au cours de la « première année de son mandat, à l'écoute de l'opposition s'exprimant, au sein du Parlement, dans les quartiers, par le biais des organisations de la société civile ou à travers les médias ». « Nous exhortons donc tous ceux et toutes celles qui veulent manifester leurs désaccords à le faire dans le respect de la loi, de la démocratie et du pluralisme politique. Les critiques constructives émanant de l'opposition parlementaire ont fait office de conseils et m'ont permis d'ajuster certaines de mes actions », a t- il laissé entendre.

LLM / radio Métropole Haïti