Les dirigeants politiques de gauche sont embarrassés par le conflit entre deux branches de l'opposition. Une lutte sans merci pour l'hégémonie au sein de l'opposition radicale provoque des déchirement au sein des camarades qui hier participaient cotes à cote aux manifestations anti gouvernementales.

Le chef de file de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, d'un coté et les dirigeants de Fanmi Lavalas et alliés d'un autre coté s'accusent dans les médias d'avoir trahi la lutte populaire. Le conflit a atteint son point culminant puisque les deux groupes ont mis un terme aux négociations et annoncent des manifestations séparées.

En termes à peine voilé les membres des deux groupes s'accusent d'avoir en cachette initié des négociations avec des proches du pouvoir.

Ils réitèrent toutefois leur determination à poursuivre voire intensifier la mobilisation le gouvernement. L'objectif déclaré reste le départ du président Jovenel Moïse dont ils nient la légitimité.

Shiler Louidor, un des dirigeants de Fanmi Lavalas, rappelle que son parti a été la première formation politique à rejeter les résultats des dernières élections.

Fanmi Lavalas et Pitit Dessalines ne peuvent plus oeuvrer dans la concorde parce qu'ils se disputent le leadership de l'opposition radicale qui entend poursuivre dans la rue les protestation contre le gouvernement.

Moise Jean Charles, qui avait été l'un des rares dirigeants de gauche à s'opposer farouchement au président Martelly, avait terminé en troisième position lors du dernier scrutin présidentiel.

Les deux formations ne totalisent que deux sénateurs et 4 députés.

La lutte fratricide au sein de l'opposition contribuera à affaiblir d'avantage cette mouvance déjà minoritaire dans les deux branches du Parlement. À la chambre basse le parti présidentiel et alliés dispose d'u. Bloc comptant 72 élus.

LLM / radio Métropole Haïti