Le leader de Pitit Dessalines se prépare à relancer la mobilisation contre le pouvoir en place. Fini le répit ! Moïse Jean Charles qui revient d'un voyage médical à Cuba, se dit physiquement prêt à reprendre la mobilisation.

Ainsi, l'ancien sénateur accorde, à partir de ce lundi 26 février, une semaine au gouvernement pour satisfaire les besoins des victimes des marchés récemment incendiés dans la capitale.

Moise Jean Charles évoque la négligence de l'état haïtien en ce qui concerne ces deux drames survenus en moins d'une semaine.

Mais pour convaincre de la nécessité de continuer d‘exiger le départ de l'équipe au pouvoir il n'y a pas que l'affaire de ces incendies.

En effet, l'ancien candidat à la présidence enjoint également les autorités de donner des signaux clairs qu'elles vont faciliter les suites judiciaires de l'enquête sénatoriale sur la gestion des fonds PetroCaribe.

Et au cas où les concernés feraient fi de ces exigences, elles légitimeront la reprise de la mobilisation, pour forcer le président Jovenel Moise à quitter le pouvoir, a insisté Moise jean Charles, lors d'une rencontre avec la presse, ce lundi 26 février.

La maigre augmentation du salaire minimum, l'augmentation du prix du carburant à la pompe, la publication du budget 2017-2018, les réflexions en cours portant sur d'éventuels amendements constitutionnels, le processus de mise en place du conseil électoral permanant, la remobilisation de l'armée, le rapport Petrocaribe et aujourd'hui les incendies de marchés publics, autant de point énumérés par Moise Jean-Charles pour tenter justifier la mobilisation anti-pouvoir.

GA/ Métropole Haïti