Le système judiciaire fonctionne normalement dans la juridiction de Port-au-Prince se réjouit le doyen du tribunal de première instance de la capitale, Bernard St. Vil. Depuis le 19 février 2018 les audiences sont réalisées régulièrement pour les civils, correctionnel, référés et criminel sans assistance de jury.

Les acteurs du système judiciaire sont déterminés à s'acquitter de leur tache. Après plusieurs mois de grève le fonctionnement est normal depuis deux semaines.

Le doyen révèle que les négociations entre les autorités et les dirigeants des syndicats de magistrats et de huissiers se poursuivent.

Les séances de travail du comité de suivi de la chaine pénale ont identifié les problèmes majeures du système. La première réunion de ce comité avait eu lieu le 25 janvier 2018. C'est un espace d'échange et de réflexion sur la problématique de la détention préventive prolongée.

Outre le Doyen et le commissaire du gouvernement qui co président ce comité, la structure comprend les juges d'instruction, les substituts du commissaire du gouvernement, les responsables d'investigation des commissariats, le Directeur départemental de l'Ouest de la PNH, le CSPJ et les organismes de défense des droits humains.

Le Doyen explique qu'une assemblée générale des juges a permis de mettre l'accent sur la nécessité de faire fonctionner le tribunal. Conscients de la nécessité d'essayer de rattraper le temps perdu lors des dernières grèves, les juges et huissiers ont convenu de faire fonctionner les tribunaux exceptionnellement dans la journée et dans l'après midi. La démarche vise à traiter un maximum de dossiers bloqués depuis plusieurs mois.

Le Doyen a eu une séance de travail le 9 février 2018 avec les greffiers ce qui a permis de relancer la machine judiciaire.

Par ailleurs le doyen a initié des audiences sur comparution immédiate. Cette structure permet de traiter des dossiers rapidement et limiter les detentions.

LLM / radio Métropole Haïti