Le gouvernement et l'Opposition s'affrontent à coup de statistiques sur le déficit budgétaire.

Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse et le Premier Ministre, Jack Guy Lafontant, ont minimisé l'impact du déficit de 9 milliards de gourdes sur l'économie. Le président Moïse a fait valoir que ce déficit après seulement 5 mois d'exercice fiscal s'explique par le décaissement rapide des fonds pour les projets d'infrastructures.

Ce déficit témoignerait de l'efficacité de son administration M. Moïse donne l'assurance qu'il y aura une stabilité avant la fin de l'année fiscale.

Cette explication est rejetée par plusieurs leaders de l'Opposition interprétant le déficit comme le signe d'une mauvaise gestion des deniers publics.

L'ex candidat à la présidence Moïse Jean Charles assure que le déficit serait de 16 milliards de gourdes. Il ne fournit pas d'explication sur ces statistiques accusant le gouvernement de masquer la réalité.

Sur un ton alarmiste le chef de file de Pitit Dessalines annonce des jours sombres pour l'économie haïtienne.

Egalement dans l'Opposition l'ex gouverneur de la Banque Centrale, Fritz A. Jean soutient que le déficit est de plus 14 milliards de gourdes. L'économiste, qui connait bien le système, explique que certaines données ne sont pas prises en compte dans les statistiques communiquées par les autorités monétaires.

Il fait remarquer notamment les créances du ministère de l'économie et des finances envers les banques commerciales, les arriérés de salaires envers les fonctionnaires ainsi que les arrierés envers les fournisseurs ne sont pas prises en compte.

De plus l'ex gouverneur juge que des dépenses improductives et inutiles du gouvernement ont contribué à creuser le déficit budgétaire.

LLM / radio Métropole Haïti