Le Bureau des Organisations de Défense des Droits Humains (BODDH) a récemment soumis le dossier Pétrocaribe aux dirigeants de l'Organisation des Etats Américains (OEA). Le principal dirigeant du BODDH, Jackseus Joseph, souhaite que l'épineux dossier de dilapidation de plus de 3.8 milliards de dollars soit à l'ordre du jour des débats entre les chefs d'état participant au sommet des Amériques.

Le sommet sur la lutte contre la corruption sera lancé le 12 avril 2018 à Lima (Pérou).

L'ex conseiller électoral souhaite que les chefs d'état adopteront une résolution pour favoriser l'entraide entre les états sur le dossier Pétrocaribe. Il faut une entraide policière, judiciaire et bancaire entre les pays pour appuyer les efforts visant à faire la lumière sur la mauvaise gestion des fonds, a laissé entendre M. Joseph.br>
La démarche doit permettre de retracer les fonds, de les geler et de les restituer à l'état haïtien, insiste t-il.

Il s'agit d'une nouvelle étape dans la mobilisation des organisations de la société civile pour qu'une procédure judiciaire soit réalisée afin d'identifier les coupables de la dilapidation de plus de 3.8 milliards de dollars américains entre 2008 et 2016.

Dans le cadre d'une première étape plusieurs citoyens avaient porté plainte auprès des tribunaux haïtiens afin de déclencher une procédure judiciaire contre des anciens membres du gouvernement haïtien.

Le juriste révèle que les citoyens ayant déposé des plaintes ainsi que leurs avocats sont régulièrement l'objet de menace. Il sollicite une résolution de l'OEA afin d'encourager les autorités haïtiennes à protéger les citoyens ayant porté plainte.

Contrairement aux recommandions de la commission sénatoriale spéciale, le BODDH réclame des poursuites judiciaires contre les ex présidents Michel Martelly et Jocelerme Privert.

De l'avis de M. Jackseus ces deux personnalités étaient impliquées dans le détournement des fonds alloués dans le cadre d'un accord entre Haiti et le Venezuela.

LLM / radio Métropole Haïti