L'Opposition haïtienne est vent débout contre les états généraux sectoriels de la nation lancés récemment par le chef de l'état, Jovenel Moïse.

Le chef de file de Pitit Dessalines, Moïse Jean Charles, prédit l'échec des états généraux sectoriels dénonçant des décisions récentes du gouvernement qui devraient être le fruit de consensus des états généraux. Il fait référence notamment à la nomination des membres du haut état major de l'armée et la formation du conseil électoral permanent.

L'ex candidat à la présidence dit avoir constaté « l'échec du chef de l'état » et exprime des doutes sur la crédibilité de plusieurs membres du comité de pilotage des états généraux sectoriels. Il entend poursuivre la lutte pour le départ du chef de l'état faisant valoir qu'un gouvernement collégial aura la charge d'organiser les états généraux.

Il s'insurge également contre la stratégie d'états généraux sectoriels estimant qu'il faudrait des états généraux en vue de changer le système de gouvernance actuel.

L'un des dirigeants du parti Inité, Paul Denis, exprime également des réserves sur la stratégie d'états généraux sectoriels. Même s'il se dit favorable à un dialogue entre les acteurs haïtiens, l'ex sénateur Denis doute de la bonne foi du chef de l'état. Estimant que la nation est confronté à de grands dangers M. Denis craint qu'il s'agisse d'une « démagogie ou d'un faire semblant ».

Il s'interroge sur la stratégie et le choix des thèmes qui seront débattus. Le problème est de savoir ce qu'on veut réellement, il faut attendre, dit-il.

C'est également l'avis de la présidente de la Fusion des sociaux démocrates. Mme Edmonde Supplice Beauzile, juge que les états généraux ne sont pas clairs. Il faut un dialogue politique vrai pouvant déboucher sur un pacte de gouvernabilité pour les 25 prochaines années, martèle l'ex sénatrice.

Mme Beauzile estime qu'un dialogue entre toutes les forces vives est indispensable pour élaborer un projet national.

Elle prône un consensus entre les dirigeants des partis politiques afin d'avoir une position commune face aux états généraux.

LLM / radio Métropole Haïti