Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Jean-Pierre Lacroix, a fait valoir qu'il existe aujourd'hui une occasion unique pour la Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), l'Équipe de pays des Nations Unies, la communauté internationale et le Gouvernement haïtien de travailler ensemble à la sécurité et au développement à long terme. Intervenant lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, les représentants des États membres du Conseil et « Amis d'Haïti » ont insisté sur la nécessité de réussir la transition du maintien vers la pérennisation de la paix et le développement durable d'un État qui a retrouvé la stabilité politique après des « décennies d'abandon ».

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, qui s'est rendu en Haïti à la mi-mars, a présenté le rapport du Secrétaire général sur la MINUJUSTH, le premier depuis l'entrée en fonctions de la Mission le 15 octobre dernier, à l'issue d'une transition de six mois pendant laquelle la précédente Mission, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a transféré ses compétences en partie aux autorité haïtiennes, en partie à l'Équipe de pays et en partie à la nouvelle opération de maintien de la paix, seule du genre actuellement à ne compter aucun Casque bleu.

M. Jean-Pierre Lacroix a décrit la MINUJUSTH comme « pleinement opérationnelle » et mettant en œuvre son mandat. Il a présenté son mode opératoire -une composante civile concentrée dans la zone de Port-au-Prince et des unités mobiles pluridisciplinaires se déplaçant dans les 10 départements du pays- comme étant conforme à l'esprit de la Mission, marqué par une « empreinte légère et non intrusive ». Il s'agit pour la MINUJUSTH de réaliser son mandat tout en assurant une « transition sans heurt » vers un développement inclusif et durable, grâce à une approche cohérente, globale et intégrée conforme aux réformes en cours aux Nations Unies et à la vision de prévention du Secrétaire général.

Le Secrétaire général adjoint a estimé que la série de 11 objectifs présentés dans le rapport constituait un cadre « ambitieux mais souple », dans lequel les Nations Unies peuvent avec confiance transformer leur présence dans le pays. Là aussi, il a été largement soutenu par les intervenants. En outre, ces 11 objectifs « font écho » aux priorités récemment annoncées par le Président Jovenel Moïse pour réformer l'État et consolider la stabilité politique et sociale, a affirmé M. Lacroix qui s'est dit encouragé par les indices récents d'une plus grande convergence des priorités nationales et de la Mission, souhaitant une « relation saine » entre la Mission, le Gouvernement et la population.

LLM / radio Métropole Haïti