Les leaders du Parlement pressent le gouvernement à adopter en urgence des dispositions pour ramener la paix dans les bidonvilles de Martissant.

Le président du Sénat haïtien, Joseph Lambert, se dit révolté par la situation. L'état ne peut être à la solde des bandits, lance le parlementaire.

Déplorant le silence du chef de l'état dans le dossier sécuritaire, M. Lambert craint que le président Moïse ne minimise cette résurgence de l'insécurité

L'état doit réagir avec fermeté, insiste M. Lambert attirant l'attention sur les conséquences économiques des violences des gangs dans le sud de la capitale. Il se dit favorable à une convocation du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) afin que les officiels puissent présenter le rapport de l'enquête sur la disparition du journaliste Vladimir Legagneur.

C'est également l'avis du président de la chambre des députés. M. Gary Bodeau, s'attend à une réaction de l'exécutif face à l'arrogance des groupes armés. Il confirme que le chef de l'état et les responsables de sécurité publique ont été informés de la nécessité d'empêcher le retour à la violence dans plusieurs quartiers de la capitale. J'ai eu des entretiens avec le chef de l'état et plusieurs ministres et j'ai fait des recommandations, a expliqué le député de Delmas.

Il juge inopportunes des convocations de responsables du CSPN assimilant cette démarche à un show médiatique.

Les policiers et les citoyens ont peur maintenant, a laissé entendre M. Bodeau insistant pour que la peur change de camp. Il recommande des dispositions pour contraindre les bandits à déposer leurs armes.

LLM / radio Métropole Haïti