Le ministre de l'information, Guyler C. Delva, assure que le gouvernement n'entend pas placer la police sous coupe réglée de l'Exécutif. Il explique que l'arrêté présidentiel exigeant que le chef de la Police bénéficie de l'approbation du Conseil Supérieur de la Police (CSPN), dans les grandes décisions, ne constitue qu'une nouvelle politique dans le cadre du fonctionnement de cette institution.

Plusieurs parlementaires et responsables d'organismes de défense des droits humains ont qualifié l'arrêté d'illégal jugeant qu'il accentue le contrôle de la police par des politiques.

Pour M. Delva l'arrêté n'est en rien illégal puisque le CSPN est la plus haute instance décisionnelle de la Police. Il soutient que la démarche vise à permettre aux plus hautes autorités politiques de participer aux grandes décisions.

L'arrêté ne vise nullement à restreindre les prérogatives du chef de la Police, dit –il faisant valoir que le directeur de la PNH est également membre du CSPN.

Le chef de l'état et le Premier Ministre sont les principaux responsables de la sécurité du pays, a insisté M. Delva expliquant qu'il serait aberrant qu'ils ne soient pas informés du transfert d'un haut gradé de la Police.

Toutefois il souligne que l'arrêté présidentiel ne constitue pas une réaction au transfèrement de 3 directeurs départementaux la semaine écoulée. Il n'y a pas de guerre froide entre le gouvernement et le chef de la police, Michel Ange Gédéon, a laissé entendre le ministre Delva assurant que les autorités policières et gouvernementales sont préoccupées par la stabilité socio politique du pays.

LLM / radio Métropole Haïti